Changer d’hébergeur sans perdre son nom de domaine (Guide 2026)

Changer d’hébergeur sans perdre son nom de domaine (Guide 2026)

9 février 2026

Vous envisagez de changer d’hébergeur web, mais la crainte de perdre votre précieux nom de domaine ou de voir votre site indisponible vous freine ? Rassurez-vous, il est tout à fait possible de changer d’hébergeur tout en gardant son nom de domaine. Cette transition est même courante et, si elle est bien préparée, n’impactera ni votre présence en ligne ni votre référencement naturel (SEO). Dans ce guide accessible et pédagogique, nous allons voir pas à pas comment migrer votre site vers un nouvel hébergeur sans interruption de service et sans compromettre votre visibilité sur Google. Que vous soyez e-commerçant ou blogueur, débutant ou confirmé en SEO, suivez le guide !

Peut-on vraiment changer d’hébergeur en gardant son nom de domaine ?

Oui, c’est possible et sans douleur. Votre nom de domaine (votre adresse web) est indépendant de votre hébergement (l’endroit où sont stockés les fichiers de votre site). En d’autres termes, votre nom de domaine vous appartient et vous pouvez l’utiliser chez n’importe quel prestataire d’hébergement. Il fonctionne un peu comme une adresse postale : vous pouvez déménager vos affaires (votre site) à une nouvelle adresse (nouvel hébergeur) tout en conservant la même adresse de destination pour vos visiteurs.

Deux scénarios se présentent généralement :

  1. Domaine et hébergement chez le même fournisseur : Dans ce cas, vous pouvez migrer votre site vers un autre hébergeur tout en laissant le nom de domaine chez le fournisseur initial. Il suffira de mettre à jour les DNS (nous y reviendrons) pour qu’il pointe vers le nouveau serveur.
  2. Domaine chez un registrar séparé : Si vous aviez déjà enregistré votre nom de domaine auprès d’un bureau d’enregistrement (registrar) distinct de votre hébergeur, c’est encore plus simple : vous n’aurez qu’à modifier les paramètres DNS du domaine vers le nouvel hébergeur, et aucun changement de domaine n’est requis.

Dans les deux cas, vous ne perdez pas votre nom de domaine en changeant d’hébergeur. Assurez-vous simplement d’être en mesure de gérer votre domaine (accès à l’interface du registrar). Si votre domaine a été enregistré via votre ancien hébergeur, vous aurez accès à un panneau pour modifier les DNS ou transférer le domaine si besoin. (Et si vous n’avez pas encore de nom de domaine, découvrez nos conseils pour bien acheter un nom de domaine adapté à votre projet.)

Pourquoi changer d’hébergeur ?

Changer d’hébergeur peut sembler fastidieux, mais de nombreux propriétaires de sites s’y résolvent pour bénéficier d’un meilleur service. Voici quelques raisons fréquentes qui poussent à migrer son site web vers un nouveau prestataire :

  • Performances insuffisantes : Votre site est trop lent ou manque d’optimisation. Un hébergement plus performant (serveur plus puissant, technologie plus récente) peut améliorer les temps de chargement et l’expérience utilisateur.
  • Support technique décevant : Vous avez du mal à obtenir de l’aide ou des réponses de la part de votre hébergeur actuel. Un fournisseur avec un support réactif et compétent est crucial, surtout en cas de problème.
  • Coûts ou limitations : Votre formule d’hébergement est trop limitée ou trop chère pour les ressources fournies. Parfois, changer permet de réduire les coûts ou d’obtenir davantage d’espace disque, de bande passante, de certificats SSL, etc.
  • Évolutions du projet : Votre site grandit et vous avez besoin de passer sur une infrastructure plus robuste (par exemple, migrer d’un hébergement mutualisé vers un VPS, un cloud ou un serveur dédié). Ou bien vous souhaitez un hébergeur offrant des fonctionnalités spécifiques (technologies, sauvegardes automatiques, conformité locale RGPD, etc.).
  • Fiabilité et disponibilité : Trop de pannes ou d’interruptions de service chez votre hébergeur actuel peuvent pénaliser votre activité. Un hébergement de meilleure qualité améliorera la stabilité de votre site.

En somme, changer de prestataire d’hébergement peut vous faire gagner en vitesse, en stabilité et parfois en économies. Et rassurez-vous : en conservant le même nom de domaine, vos visiteurs ne verront pas la différence – si ce n’est un site plus rapide ou plus fiable !

Étapes pour changer d’hébergeur sans perdre son nom de domaine

Passons à la pratique. Pour réussir votre migration sans accroc, il faut procéder méthodiquement. Que votre site tourne sous WordPress, Joomla, Prestashop, Magento ou un autre CMS, les principes restent globalement les mêmes. Voici les étapes clés pour changer d’hébergeur en toute sécurité :

1. Choisir un nouvel hébergeur adapté

La première étape consiste à sélectionner votre nouvel hébergeur avec soin. Prenez le temps de comparer les offres du marché en fonction des besoins de votre site : performance des serveurs, ressources allouées (espace disque, mémoire), emplacement des data centers (important pour la vitesse de chargement selon la localisation de vos utilisateurs), qualité du support client, prix, options incluses (certificats SSL, sauvegardes, CDN, etc.). N’hésitez pas à consulter des comparatifs et les avis d’autres clients. Par exemple, OVHcloud, Infomaniak, o2switch, Hostinger, Ionos, etc., ont chacun leurs atouts et peuvent convenir à différents profils (petit blog, site e-commerce, application, etc.).

Conseil : Vérifiez la compatibilité technique entre votre site et le nouvel hébergeur. Assurez-vous que le nouvel hébergeur prend en charge la même version de langage (PHP, Node.js, etc.), la même base de données (MySQL, PostgreSQL…) et les mêmes modules ou extensions dont votre site a besoin. Cette vérification est cruciale pour éviter les mauvaises surprises une fois la migration effectuée.

2. Sauvegarder l’intégralité de votre site actuel

Avant toute manipulation, faites une sauvegarde complète de votre site. C’est une étape indispensable pour éviter toute perte de données. Sauvegardez l’ensemble des fichiers du site (pages, images, thèmes, plugins… tout ce qui constitue votre site web) ainsi que la base de données si votre site en utilise une (cas des CMS comme WordPress, Joomla ou Prestashop).

Comment procéder ? Deux approches :

  • Manuellement : Connectez-vous à votre hébergement actuel via FTP (ou SFTP) et téléchargez tous les fichiers du site sur votre ordinateur. Exportez également la base de données (par exemple via phpMyAdmin ou un outil de gestion de base de données).
  • Via un outil ou plugin : Pour les sites WordPress notamment, il existe des plugins de migration/sauvegarde (tels que Duplicator, All-in-One WP Migration, UpdraftPlus…) qui facilitent l’export complet du site. De nombreux hébergeurs proposent aussi des outils de sauvegarde automatique, n’hésitez pas à les utiliser.

Stockez ces sauvegardes en lieu sûr (sur votre PC et/ou un disque externe). Ainsi, en cas de problème, vous pourrez toujours restaurer votre site soit chez l’ancien, soit chez le nouvel hébergeur. Conserver la sauvegarde au moins quelques semaines est recommandé, le temps de vérifier que tout fonctionne sur la nouvelle infrastructure.

3. Installer le site sur le nouvel hébergeur

Une fois votre compte créé chez le nouvel hébergeur, vous allez déployer le site sur ce nouveau serveur. Cette étape consiste à transférer les fichiers et la base de données sauvegardés vers l’environnement du nouveau prestataire.

Voici les tâches à effectuer :

  • Environnement prêt : Assurez-vous que votre nouvel hébergeur a bien créé votre espace et que vous avez les identifiants FTP et accès à une base de données (si nécessaire). La plupart des hébergeurs vous donnent un nom de serveur temporaire ou une IP pour accéder à votre site en attendant la configuration du domaine.
  • Transfert des fichiers : Envoyez tous vos fichiers sur le nouveau serveur (par FTP/SFTP). Recréez la même arborescence qu’avant (par exemple, déposez les fichiers dans le dossier www ou public_html selon l’hébergeur). Ce processus peut prendre quelques minutes à quelques heures selon la taille du site.
  • Import de la base de données : Créez une nouvelle base de données sur le nouveau serveur (via le panneau de contrôle) et importez-y le dump SQL de votre ancienne base. Sur certains hébergements, vous pouvez utiliser phpMyAdmin ou un outil en ligne de commande. Veillez à bien importer toutes les tables.
  • Configuration : Adaptez les paramètres de configuration si nécessaire. Par exemple, pour un site WordPress, éditez le fichier wp-config.php pour y mettre les nouveaux identifiants de base de données (hôte, nom de base, utilisateur, mot de passe) fournis par le nouvel hébergeur. Pour d’autres CMS, les fichiers de config ou variables d’environnement doivent être mis à jour de la même façon.
  • Vérification technique : Si votre site utilise des chemins spécifiques, des paramètres de serveur (fichiers .htaccess, versions de PHP, etc.), assurez-vous de les reproduire ou de les adapter sur le nouveau serveur. Installez également les certificats SSL pour votre domaine sur le nouvel hébergeur afin de garantir que le site reste en HTTPS sans alerte de sécurité.

Note : De nombreux hébergeurs proposent désormais un service de migration gratuit ou assisté, particulièrement pour les sites WordPress. Par exemple, certains incluent un outil automatique : vous fournissez vos anciens accès FTP et ils importent le site pour vous. N’hésitez pas à utiliser ces facilités si elles existent, cela peut simplifier la démarche.

4. Tester le site sur le nouveau serveur (avant la mise en ligne)

Avant même de toucher aux DNS, il est fortement conseillé de tester votre site sur le nouvel hébergeur pour s’assurer que tout fonctionne correctement. Comme votre nom de domaine pointe encore vers l’ancien hébergeur à ce stade, vous devrez utiliser un moyen alternatif pour visualiser le site sur la nouvelle plateforme :

  • URL temporaire ou prévisualisation : Beaucoup d’hébergeurs fournissent une URL de test du type nom-hebergeur.com ou une IP + répertoire, permettant de vérifier le bon déploiement du site. Utilisez cette URL temporaire pour naviguer sur votre site migré en conditions réelles.
  • Modification locale du fichier hosts : Alternativement, pour les plus techniques, vous pouvez éditer le fichier hosts sur votre ordinateur afin de faire pointer le nom de domaine vers l’adresse IP du nouveau serveur (ainsi, vous seul verrez le site sur le nouveau serveur en utilisant l’URL habituelle, sans affecter le public).

Lors de ces tests, parcourez toutes les pages : assurez-vous que le contenu s’affiche bien, que les images se chargent, que les formulaires fonctionnent, etc. Si votre site a des fonctionnalités spécifiques (paiement en ligne, modules e-commerce, envoi d’emails transactionnels), testez-les également. Cette phase est cruciale pour détecter et corriger tout problème avant de basculer définitivement le trafic.

5. Modifier les DNS du nom de domaine

C’est l’étape clé pour changer d’hébergeur tout en gardant votre nom de domaine : il s’agit de mettre à jour les DNS de votre domaine pour qu’il pointe vers le nouveau serveur. Les DNS (Domain Name System) sont les enregistrements qui indiquent aux navigateurs où trouver votre site web. En changeant d’hébergeur, vous devez remplacer les anciens enregistrements par ceux fournis par votre nouveau prestataire.

Concrètement :

  • Rendez-vous dans l’interface de gestion de votre nom de domaine (chez votre registrar, par exemple OVH, Gandi, Namecheap, etc., ou chez l’hébergeur actuel si votre domaine y est géré).
  • Repérez la section Serveurs de noms (Nameservers) ou Zone DNS de votre domaine.
  • Si votre nouvel hébergeur vous a donné des nameservers personnalisés (du style nouveaufournisseur.com, ns2.nouveaufournisseur.com), remplacez les anciens par ceux-là. En général, deux entrées DNS suffisent (ns1 et ns2). Dans d’autres cas, votre nouvel hébergeur peut vous demander de modifier l’enregistrement A du domaine (l’adresse IP) vers l’IP du nouveau serveur. Suivez leurs instructions précises sur la configuration DNS.
  • Enregistrez les modifications.

Et ensuite ? Patientez un peu. La modification des DNS entraîne une propagation sur l’internet mondial, ce qui signifie qu’il peut s’écouler un délai avant que tous les visiteurs soient dirigés vers le nouveau serveur. En général, la propagation DNS prend entre 24 et 48 heures (parfois quelques heures seulement). Durant ce laps de temps, une partie de vos visiteurs verra peut-être encore l’ancien hébergement tandis que les autres accéderont déjà au nouveau. C’est pour cette raison qu’il était important de ne pas supprimer l’ancien hébergement tout de suite et d’avoir le même site sur les deux serveurs pendant la transition. De cette façon, que le visiteur tombe sur l’ancien ou le nouveau serveur, il verra le même site et ne subira aucune interruption.

Astuce pro : Pour minimiser la durée de propagation, vous pouvez abaisser le TTL (Time To Live) de vos enregistrements DNS à une valeur plus courte (par exemple 300 secondes) avant de faire le changement. Idéalement, faites-le 24 à 48h en amont. Ainsi, une fois que vous modifierez les DNS, les caches DNS se mettront à jour plus rapidement et votre bascule sera quasi instantanée pour la plupart des utilisateurs.

6. Vérifier que tout fonctionne (site web et emails)

Une fois la propagation effectuée (quelques heures plus tard, ou le lendemain), il est temps de vérifier la réussite de la migration. Rendez-vous sur votre site web en utilisant votre nom de domaine habituel et faites un contrôle complet :

  • Site web : Le site s’affiche-t-il correctement sur le nouveau serveur ? Toutes les pages, images et fonctionnalités sont-elles opérationnelles ? Aucun lien cassé ou erreur 404 inattendue ? Si vous constatez des anomalies, corrigez-les sans tarder (il peut s’agir de fichiers mal transférés, de permissions, d’une config manquante…).
  • Référencement naturel : Normalement, si les URLs de votre site n’ont pas changé du tout, Google et les autres moteurs n’y verront que du feu. Vous pouvez toutefois vérifier dans la Google Search Console si de nouvelles erreurs d’exploration apparaissent après la migration (mais c’est rare quand le nom de domaine reste identique). Surveillez également vos performances SEO les jours suivants par précaution. En principe, un changement d’hébergeur n’impacte pas votre SEO tant que le site reste accessible et inchangé – aucune redirection 301 n’est nécessaire vu que l’URL ne change pas. (Une migration mal exécutée pourrait toutefois causer une baisse si le site subit une longue interruption ou des erreurs : en clair, veillez à ne pas flinguer votre référencement par des négligences techniques ! 😉)
  • Emails liés au domaine : Si votre nom de domaine gère aussi des adresses e-mail (par ex. contact@votredomaine.com), il faut s’assurer qu’ils fonctionnent toujours. Si vos e-mails étaient hébergés chez l’ancien hébergeur, vous devrez reconfigurer les entrées MX du domaine vers le nouveau serveur de mails ou utiliser une solution séparée (comme Google Workspace, Outlook, etc.). Pensez à tester l’envoi et la réception de mails sur vos adresses. Parfois, la migration web en elle-même n’inclut pas la migration des emails – c’est un aspect à traiter séparément en mettant à jour les enregistrements MX et en recréant les adresses mail sur le nouvel hébergeur si nécessaire.

Pendant quelques jours, restez vigilant : surveillez le site et les emails de près pour détecter tout problème résiduel. Une migration bien préparée se passe en général sans aucune coupure et sans perte de données. Vos visiteurs continuent de naviguer normalement, et votre visibilité en ligne reste intacte.

Faut-il transférer le nom de domaine chez le nouvel hébergeur ?

Beaucoup se posent la question : maintenant que j’ai changé d’hébergeur, dois-je aussi transférer mon nom de domaine chez ce nouvel hébergeur ? La réponse courte : ce n’est pas obligatoire. Le transfert de domaine (changer de registrar) est une démarche distincte du changement d’hébergement.

  • Si votre nom de domaine est actuellement géré par un registrar indépendant (ou même par l’ancien hébergeur) et que cela ne vous dérange pas de garder cette gestion à part, vous pouvez tout à fait laisser le domaine où il est. Il continuera de fonctionner en pointant vers le nouveau serveur grâce aux DNS que vous avez modifiés.
  • Certains utilisateurs préfèrent toutefois regrouper domaine + hébergement chez le même fournisseur pour simplifier la gestion (une seule facture, une seule interface). Si tel est votre souhait, vous pouvez initier un transfert de domaine vers le nouvel hébergeur. La procédure prend généralement quelques jours (environ 5 jours en moyenne) et nécessite un code de transfert (Auth code) fourni par votre ancien registrar. Rassurez-vous, un transfert de domaine bien fait n’entraîne pas de coupure du site non plus : tant que le transfert n’est pas finalisé, le domaine continue de pointer vers l’ancien paramétrage DNS. Vous pourrez reproduire la configuration DNS chez le nouveau registrar à l’identique.

En résumé, transférer le nom de domaine n’est pas nécessaire pour le fonctionnement du site. C’est un choix de convenance. Si vous êtes satisfait de votre registrar actuel, gardez-le. Si vous préférez tout gérer chez votre nouvel hébergeur, vérifiez les modalités de transfert chez eux. Quoi qu’il en soit, gardez en tête que domaine et hébergement peuvent être dissociés sans problème – c’est ce qui vous permet justement de changer d’hébergeur librement sans perdre votre domaine ! 😉

(À noter : un domaine tout juste enregistré depuis moins de 60 jours ne peut généralement pas être transféré pour des raisons de règles ICANN. En dehors de cette restriction, vous êtes libre de transférer quand bon vous semble.)

Conseils pour une migration sans interruption (précautions à prendre)

Pour finir, voici quelques bonnes pratiques et points de vigilance à respecter afin d’éviter les pièges lors du changement d’hébergeur :

  • Ne pas résilier l’ancien hébergement trop tôt : Attendez que la migration soit terminée et stabilisée avant de clôturer votre ancien contrat d’hébergement. Laissez même une marge (quelques jours à une semaine) pour être sûr que tout est ok, notamment le temps que la propagation DNS soit complète.
  • Conserver les sauvegardes : Gardez votre sauvegarde initiale précieusement pendant au moins 30 jours. En cas de problème imprévu, vous pourrez restaurer. Même après une migration réussie, il est prudent d’avoir une copie de secours du site historique.
  • Vérifier les DNS et emails avant suppression : Avant de dire adieu à l’ancien hébergeur, double-checkez que tous les enregistrements DNS nécessaires (A, CNAME, MX, etc.) ont bien été recréés sur la nouvelle plateforme et que vos services (site, mail, sous-domaines éventuels) fonctionnent. On évite de tout effacer tant qu’on n’a pas testé en profondeur.
  • Tester, tester, tester : On ne le dira jamais assez, la clé d’une migration réussie c’est de tester avant (sur le nouveau serveur), pendant (surveiller le site quand on change les DNS) et après (faire le tour du site comme un utilisateur lambda). Cette rigueur vous assure une transition transparente.
  • Planifier la transition au bon moment : Si possible, effectuez le basculement DNS durant une période creuse pour votre site (par exemple la nuit ou le week-end si votre audience est moins active). Cela réduit l’impact en cas de petit couac et évite de perturber vos utilisateurs aux heures de pointe.
  • Performance et SEO : Profitez de ce changement pour vérifier certains aspects SEO techniques. Par exemple, assurez-vous que le fichier txt et le sitemap.xml sont toujours accessibles et à jour sur le nouveau serveur. Surveillez vos statistiques (Google Analytics, Search Console) les jours suivants pour repérer tout signe anormal. Normalement, si vous avez suivi les étapes, votre référencement naturel ne bougera pas. Un changement d’hébergeur, contrairement à un changement de nom de domaine, ne nécessite pas de redirections 301 puisque vos URLs restent identiques. Le principal risque SEO serait une indisponibilité du site: en évitant toute coupure, vous évitez toute perte de trafic organique.

En respectant ces précautions, la migration se fera sans heurts. N’hésitez pas non plus à solliciter l’aide du support de votre nouvel hébergeur – ils sont habitués aux demandes de migration et peuvent souvent vous guider. Et si la technique vous intimide ou que vous manquez de temps, vous pouvez également faire appel à nos experts SEO pour vous accompagner dans cette transition. Parfois, s’entourer de professionnels permet d’avoir l’esprit tranquille et d’éviter la moindre erreur.

FAQ : Changer d’hébergeur sans perdre son domaine (Questions fréquentes)

Q : Peut-on changer d’hébergeur sans aucune interruption du site ?
R : Oui, c’est tout l’objectif d’une migration bien menée. En suivant les bonnes pratiques, votre site reste en ligne en continu. Le truc, c’est de garder l’ancien hébergement actif jusqu’à ce que le nouveau soit opérationnel et que le nom de domaine pointe vers lui. Ainsi, durant la propagation DNS, les visiteurs continuent de voir le site normalement (sur l’un ou l’autre des serveurs). Si vous testez bien votre site sur le nouveau serveur avant la bascule et que vous synchronisez la mise en ligne, le changement passera inaperçu. Le visiteur ne subira aucune interruption de service.

Q : Est-ce que changer d’hébergeur peut affecter le référencement SEO du site ?
R : Dans le cas d’un changement d’hébergeur sans changement de nom de domaine, l’impact sur le SEO est minime voire nul, à condition de procéder correctement. Google ne verra même pas que vous avez changé de serveur si le contenu du site et ses URLs restent identiques et si le site ne connaît pas de période d’indisponibilité prolongée. En revanche, des problèmes techniques pendant la migration (site inaccessible, erreurs serveur) pourraient temporairement nuire à votre référencement. Il faut donc éviter absolument les longues coupures. Une fois la migration terminée, pensez à vérifier que tout est en ordre (pas d’erreurs 500, pas de ressources manquantes) pour que Google crawle le site comme d’habitude. En somme, changer d’hébergeur n’impactera pas négativement votre SEO si le travail est fait proprement. D’ailleurs, un hébergeur plus performant peut même améliorer indirectement votre SEO en offrant de meilleurs temps de chargement. Pour approfondir les fondamentaux, voici un rappel de ce qu’est le référencement naturel (SEO) et pourquoi la technique (vitesse, disponibilité) en fait partie.

Q : Faut-il transférer mon nom de domaine chez le nouvel hébergeur obligatoirement ?
R : Non. Comme expliqué plus haut, ce n’est pas une obligation. Vous pouvez tout à fait garder votre nom de domaine chez votre registrar actuel et simplement mettre à jour les DNS pour qu’il pointe vers le nouvel hébergeur. Le site fonctionnera très bien ainsi, et vous ne perdrez pas votre nom de domaine. Le transfert de domaine est optionnel ; ne le faites que si vous avez une raison précise (par exemple, regrouper vos services chez un seul fournisseur par commodité). Si vous décidez de le faire, attendez que la migration du site soit terminée pour entamer le transfert, afin de ne pas mélanger les deux procédures en même temps. Un transfert de domaine prend quelques jours mais n’occasionne pas de coupure du moment que les DNS sont bien configurés. En résumé, changer d’hébergeur n’implique pas de changer de registrar : c’est vous qui décidez.

Q : Combien de temps faut-il pour que les changements DNS se propagent lors d’une migration ?
R : La propagation DNS prend généralement entre 24 et 48 heures pour être totalement effective partout dans le monde. Concrètement, cela signifie que jusqu’à 48h après avoir modifié les DNS de votre nom de domaine, certains visiteurs risquent encore d’être dirigés vers l’ancien serveur tandis que d’autres iront sur le nouveau. Ce délai dépend du TTL (Time To Live) des enregistrements et du cache des fournisseurs d’accès internet. Pour accélérer la transition, vous pouvez réduire le TTL à quelques minutes, avant de faire le changement, ce qui forcera les résolutions DNS à se mettre à jour plus vite. Dans la pratique, beaucoup d’utilisateurs voient le changement en quelques heures seulement. Quoi qu’il en soit, prévoyez 2 jours durant lesquels le trafic peut être réparti entre les deux hébergeurs, et ne coupez pas l’ancien hébergement avant la fin de cette période de propagation.

Q : Comment migrer un site WordPress vers un autre hébergeur facilement ?
R : WordPress est l’un des CMS les plus courants, et bonne nouvelle : migrer un site WordPress est relativement aisé grâce aux outils disponibles. Vous pouvez utiliser un plugin de migration dédié comme Duplicator ou All-in-One WP Migration qui va exporter tous vos contenus, thèmes, extensions et la base de données, puis les réimporter chez le nouvel hébergeur en quelques clics. De nombreux hébergeurs offrent aussi une aide spécifique pour WordPress : par exemple, certains ont un assistant de migration automatique (où il suffit de fournir les accès de l’ancien site, et le processus se fait tout seul). Sinon, la méthode manuelle fonctionne aussi très bien : sauvegardez le dossier wp-content et les fichiers WordPress, exportez la base de données via phpMyAdmin, puis transférez le tout et importez la base sur le nouveau serveur. N’oubliez pas de mettre à jour le fichier wp-config.php avec les identifiants de base de données du nouvel environnement. Après cela, suivez les étapes de modification DNS décrites précédemment. Une fois la propagation faite, votre site WordPress sera en ligne sur le nouvel hébergeur exactement comme avant. Pensez simplement à vérifier les permaliens, extensions et envois d’e-mails après coup, au cas où il faille mettre à jour un réglage lié à l’environnement (par exemple un chemin absolu ou une clé API liée à l’URL, mais c’est rare).

En cas de doute à n’importe quelle étape, n’hésitez pas à demander conseil à votre nouvel hébergeur ou à un professionnel. Avec une bonne préparation, changer d’hébergeur en gardant son nom de domaine se fait sans stress et sans perdre ce qui fait l’identité de votre site. Prêt à franchir le pas ? À vous de jouer – et profitez de votre nouveau hébergement tout en gardant votre nom de domaine bien en main !